Races de chiens et chats : exclusions et surprimes d’assurance

Races de chiens et chats : pourquoi certaines entraînent une surprime ou une exclusion d'assurance, et comment bien couvrir votre animal malgré tout.

Amandine LeroyRédaction Découvrir une Assurance · Mis à jour le 22 juin 2026 · 4 min de lecture
L'essentiel
  • Certaines races coûtent plus cher à assurer (surprime ou exclusion).
  • Les races prédisposées à des maladies sont concernées.
  • Un certificat de bonne santé peut aider.
  • Comparez les assureurs : les politiques varient.
  • Anticipez avant l'adoption.

Toutes les races de chiens et de chats ne sont pas égales face à l’assurance. Certaines, prédisposées à des problèmes de santé spécifiques, sont plus coûteuses à assurer, voire soumises à des exclusions. Pour les propriétaires de ces animaux, comprendre l’impact de la race sur le contrat est essentiel avant de souscrire. Voici ce qu’il faut savoir sur les races dites à risque et leur traitement par les assureurs.

Pourquoi la race influence le contrat

Les assureurs s’appuient sur des statistiques de santé par race. Certaines lignées présentent des prédispositions héréditaires à des pathologies coûteuses à soigner. Logiquement, plus une race est sujette à des problèmes, plus l’assureur ajuste le tarif ou encadre la couverture, afin d’équilibrer le risque qu’il prend en charge.

Les races de chiens concernées

Les grandes races, certaines races brachycéphales au museau écrasé, ou des lignées connues pour des troubles articulaires, cardiaques ou respiratoires, figurent souvent parmi les plus surtaxées. Leur espérance de vie et leur fragilité expliquent des cotisations plus élevées et parfois des exclusions ciblées sur les affections typiques.

Les races de chats concernées

Du côté des chats, certaines races de pure souche sont prédisposées à des maladies rénales, cardiaques ou génétiques. Là encore, les assureurs peuvent appliquer des surprimes ou exclure les pathologies spécifiques. Les chats de goutière, plus robustes, bénéficient généralement de tarifs plus avantageux.

Surprime ou exclusion

Face à une race à risque, l’assureur a deux leviers : la surprime, qui augmente la cotisation, ou l’exclusion, qui retire certaines pathologies de la couverture. Certains contrats combinent les deux. Bien comprendre lequel s’applique à votre animal permet d’évaluer la réelle protection offerte.

L’importance de comparer

Tous les assureurs n’évaluent pas les races de la même façon. Un contrat peut surtaxer une race quand un autre la couvre normalement. Pour une race à risque, comparer plusieurs offres est d’autant plus important, car les écarts de tarif et de garanties peuvent être considérables d’une compagnie à l’autre.

Le rôle du certificat de bonne santé

Pour une race sensible, fournir un bilan vétérinaire attestant de la bonne santé de l’animal peut aider à obtenir de meilleures conditions. Cela rassure l’assureur sur l’absence de pathologie déclarée et peut limiter les exclusions, surtout si l’animal est jeune et bien suivi.

Bien anticiper avant l’adoption

Si vous envisagez d’adopter une race à risque, renseignez-vous en amont sur le coût et les conditions d’assurance. Cette anticipation évite les mauvaises surprises et permet d’intégrer la dépense dans votre budget. Connaître les prédispositions de la race aide aussi à mieux prévenir les problèmes de santé.

Couvrir malgré le risque

Même pour une race surtaxée, l’assurance reste souvent rentable, car les pathologies héréditaires sont justement les plus coûteuses à soigner. Une cotisation plus élevée peut largement se justifier face au prix d’une opération ou d’un traitement chronique propre à la race de votre compagnon.

Faire un choix éclairé

La race ne doit pas dissuader d’assurer, mais inviter à choisir avec soin. En comparant les offres, en vérifiant les exclusions spécifiques et en souscrivant tôt, vous trouverez une couverture adaptée à votre animal, même s’il appartient à une race réputée fragile ou à risque.

Le cas des chiens dits dangereux

Les chiens classés en catégories par la réglementation, parfois qualifiés de chiens dangereux, relèvent d’un régime particulier. Au-delà de l’assurance santé, leur détention impose une assurance de responsabilité civile spécifique, obligatoire, pour couvrir les dommages qu’ils pourraient causer. Les maîtres de ces chiens doivent donc distinguer la couverture des frais vétérinaires, facultative, de la responsabilité civile, imposée par la loi. Se renseigner sur ces obligations évite tout défaut de couverture et de lourdes sanctions.

Animaux croisés : un atout

Les animaux issus de croisements bénéficient souvent d’une meilleure robustesse génétique, ce que l’on appelle parfois la vigueur hybride. Moins sujets aux pathologies héréditaires concentrées dans certaines lignées pures, ils sont généralement assurés à des conditions plus avantageuses, sans surprime ni exclusion liée à la race. Pour qui hésite encore sur l’adoption, ce paramètre de santé et de coût d’assurance peut entrer en ligne de compte, même s’il ne saurait être le seul critère de choix.

Amandine Leroy
Rédaction Découvrir une Assurance

Amandine Leroy écrit sur l’assurance santé animale pour chiens, chats et NAC. Elle aide les propriétaires à comparer les formules et comprendre les remboursements.

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